La fraude à la carte bancaire, un coût de plus de 230 millions d’euros pour les banques françaises. La carte bancaire est le moyen de paiement le plus utilisé en France. Elle représente 42 millions de transactions pendant un weekend de grande fréquentation (Chiffre du weekend précédent Noël 2015). Rapide, efficace et sécurisée, la carte bancaire permet de faire des achats physiques mais, surtout, des achats sur internet, grâce au cryptogramme. Certains sites sont sécurisés, mais malgré toutes les précautions mises en place, les clients ne sont plus à l’abri de piratage informatique.

Depuis quelques années, le piratage des cartes bancaires ne cesse d’augmenter. Avec le boom des achats en ligne, les clients sont d’autant plus exposés à ce phénomène.

Aujourd’hui les clients désirent plus de sécurité concernant leur épargne, c’est pour cette raison, en partie, que les banques contre-attaquent et lancent le cryptogramme changeant.

Les banques ont surtout connu des temps difficiles, notamment concernant le remboursement des clients qui avaient été piratés.

Le cryptogramme qui était, lors de sa conception, l’élément considéré comme inviolable, est désormais accessible à tout pirate du web. C’est pour cette raison que des développeurs ont décidé de le rendre éphémère et de l’intégrer au sein d’un écran LCD.

Ce concept est simple, il est constitué d’un mini écran LCD sur les cartes bancaires pour ainsi renforcer la protection des données bancaires des clients. Le cryptogramme change toutes les vingt minutes, et permet aux clients (achetant sur internet) de protéger leur carte contre les pirates.

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Le cryptogramme, sans lequel nous ne pourrions effectuer d’achat sur internet, est l’élément que les pirates usurpent afin d’accéder aux comptes bancaires des clients.

Cet outil est considéré comme révolutionnaire et pourrait freiner massivement le vol de données.

Cet outil a un coût, il représente plusieurs millions d’euros afin que tous les porteurs de carte bancaire en France puissent être équipé.

Les banques sont les institutions qui porteront la charge de l’installation de ce nouveau dispositif. Elles répercuteront une partie de la somme directement aux clients.

Le concepteur Gelmato, leader mondial dans la création des cartes à puce et fournisseur officiel des banques françaises, a déjà commencé la commercialisation de ces nouveaux dispositifs aux banques Caisse d’épargne et Banque Populaire.

Depuis septembre 2015, 1000 clients ont été équipés de ce dispositif. Il n’est pour le moment qu’au niveau expérimental, mais il pourrait être développé à grande échelle dès le début de l’année 2016.

Ce nouveau cryptogramme n’est que la première innovation d’une grande lignée. Les développeurs, ainsi que les banques, s’unissent afin de combattre le piratage des informations bancaires. D’autres dispositifs pourraient voir le jour dès l’année 2017. La reconnaissance faciale ou vocale, la reconnaissance des empreintes digitales risquent de voir le jour pour permettre l’authentification d’un paiement par le porteur de la carte.

Les établissements bancaires ont déjà soumis ces propositions à la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) afin permettre le lancement des recherches sur ce type d’innovation.

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